l'étoile services en santé
employés agence de placement

Ma boss m'aime

Une commande de 125 uniformes vient d’arriver pour les préposées de L’Étoile à Domicile.

En dépliant les paquets reçus, je ne peux m’empêcher de penser à celles qui les porteront. J’ai nommé Martine dans un article précédent, mais c’est aussi Sylvianne, Mélanie, Johanne… Je pense à ces femmes fortes sur lesquelles repose encore le système de santé depuis le début de la crise.

Depuis le 13 mars 2020, date où on a demandé à la population de se mettre sur pause, il leur a fallut beaucoup de courage pour aller directement travailler auprès de personnes âgées et ce, qu’elles soient diagnostiquées ou pas. Mes employées ont parfois regardé l’ennemi dans les yeux alors qu’elles apportaient des soins et du réconfort à nos aînés. Même armées des meilleures protections, rien ne pouvait leur garantir qu’elles étaient à l’abri de la COVID-19. Afin de diminuer le risque, nous avions rapidement éliminé les déplacements entre les résidences pour personnes âgées et les soins à domicile en attribuant à chacune l’exclusivité de son emploi avant même que cela ne devienne la norme de la Santé Publique.

Aussi comprendrez-vous mieux ma sortie publique contre l’appellation de « mal nécessaire » dont nous a affligée le gouvernement, alors que les préposées à l’emploi de L’Étoile à Domicile ont simplement choisi de travailler en agence afin d’avoir une vie personnelle décente. Même au sommet de la crise, elles ont décidé de continuer à prêter main forte au réseau de la santé directement, en renfort dans les résidences pour personnes âgées et les CHSLD aux alentours.

Tatiana, coordonnatrice des soins en charge de fournir les directives de la Santé publique aux préposées, me racontait qu’elle avaient apporté du support à certaines employées qui avaient fait des crises de panique en allant travailler dans les zones dites «chaudes».

Moi en fait, j’ai aussi envie de lever mon chapeau à mon personnel de soutien qui s’est assuré d’offrir un appui solide à nos équipes sur le terrain. Le personnel administratif n’était pas directement au front, mais elles ont travaillé d’arrache-pied pour venir en soutien aux gens sur le terrain.

Deux fois par semaine, et souvent plus, Karoline, technicienne aux activités cliniques, s’est assurée de contacter chacune de nos préposées pour s’enquérir de leur état de santé, de leur famille, de leur préoccupation, en les référant aux organismes de soutien locaux pour les aider à subvenir à leurs besoins lorsque le conjoint avait perdu son emploi, par exemple.

Josée, technicienne aux ressources humaines, réussissait à embaucher du personnel soignant en tenant compte d’une directive interne de NE PAS sélectionner un candidat provenant d’une résidence d’aînés.  Pourquoi ?  Pour supporter tout établissement hébergeant des aînés afin que celui-ci puisse maintenir un ratio opérationnel.

La proactivité de Sonia, superviseure aux horaires, ainsi que son équipe afin de conserver la stabilité des horaires, en prenant compte de la conciliation travail/famille et la fermeture des écoles.

Sylvie, technicienne à la paie et à la comptabilité, concentrée sur les arrêts de travail en lien avec la COVID-19 afin de respecter les nouvelles normes et programmes du gouvernement.

Nous avons demandé haut et fort à notre gouvernement que nos merveilleuses préposées puissent également profiter de la prime de reconnaissance offerte à la majorité des travailleurs essentiels au Québec. Elles le méritent amplement.  Jusqu’à ce jour, cette demande n’a pas été accordée pour les employées venant des agences de placement.

Nous ne savons pas encore combien de temps la crise durera, mais ces uniformes seront portés par des guerrières qui ont le bien de nos aînés à cœur et qui continueront à soutenir les Québécois à travers la pandémie. Je suis fière de mon équipe, fière de mes Étoiles à Domicile, celles qui travaillent à domicile comme celles qui brillent dans les résidences pour personnes âgées et en CHSLD.  C’est pour cette raison que j’ai pris la peine de faire faire ces uniformes avec un cri d’amour dessus. Un merci, c’est trop facile à dire. « Ma boss m’aime », ça décrit beaucoup mieux le respect que je leur porte.

Chantal Lambert, Fondatrice et directrice générale de L’Étoile à Domicile.

Vous aurez remarqué que j’ai écrit ce texte au féminin, non pas parce que j’ai oublié nos préposés masculins (qu’on chouchoute amplement à L’Étoile à Domicile, je vous assure) mais par souci féministe: parce que l’emploi du masculin ne rendrait pas justice et ne saurait dépeindre adéquatement le portrait global de ces femmes fortes qui représentent la majorité de notre force de travail et à qui nous devons notre visage.